L’industrie pharmaceutique et les marchés financiers


je ne suis politiquement pas correct mais je fais parti de ceux qui pensent l’arrivée sur le marché financier ne correspond pas forcément à l’aboutissement inévitable d’une entreprise travaillant le secteur de l’industrie de la santé

en effet certaines entreprises à capitaux privés peuvent se permettre de faire un pari sur l’avenir et décidé d’être dans le rouge pendant plusieurs trimestres voir plusieurs exercices, si elle pense réellement qu’un produit, à terme sera capable de pouvoir répondre à une demande en termes de soins.

le fait d’être coté implique en général de communiquer régulièrement aux autorités de marché des résultats trimestriels systématiquement en hausse, parfois aux dépens d’une recherche à long terme, et privilégiant une croissance externe pour compenser le temps mis par les équipes de recherches pour développer des produits qui seront mis sur le marché rapidement.

Ainsi certaines entreprises qui bénéficient de fonds propres suffisants et qui ont une capacité de recherche certaine doivent être appréciées comme telles car elles travaillent réellement à la mise sur le marché de produits qui répondront à des pathologies pour lesquels la population cible n’est pas forcément celle qui correspondra à faire un blockbuster du produit qui sera mis sur le marché. Néanmoins il importe que dans l’industrie pharmaceutique, il demeure des entreprises qui soient capables de travailler de cette manière et non pas rechercher systématiquement le profit à court terme pour les actionnaires.

Je comprends néanmoins que des entreprises telles que des start-up notamment de biotechnologie aient besoin de faire appel au marché pour lever des capitaux mais ceci apporte des contraintes importantes en termes de rentabilité immédiate sauf à trouver des actionnaires stables qui ont confiance dans les programmes de recherche qui sont en cours.

En matière de santé, et afin d’apporter des réponses à un maximum de patients, il faut aussi prendre en compte des pathologies qui concernent une population qui n’est pas forcément importante mais qui a une forte attente en termes de médicaments par rapport à leur maladie.

Ainsi, sans porter des critiques sur les Big Pharma qui réponde à un business modèle particulier, il doit y avoir de la place pour des entreprises de taille moyenne qui prenne des risques et ne communiqueront les résultats de leur recherche et développement qu’au niveau de la phase III, à un moment où le produit sera prêt à obtenir une autorisation de mise sur le marché, que celle-ci soit nationale, ou européenne.

ces produits peuvent se trouver entre les dispositions relatives au règlement sur les médicaments orphelins et les blockbusters, ils n’en constituent pas moins des apports importants pour la communauté des patients et du système de soins en général

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