Plus on est riche, moins on a de morale.


Ethical Theory and Moral Practice

Image via Wikipedia

Dans un climat politique où il est tant question d’opposition entre les « élites » et le « peuple », voici une étude qui devrait faire couler beaucoup d’encre. Et pour cause : des chercheurs américains et canadiens documentent, dans l’édition du lundi 27 février de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), l’existence d’une relation inverse entre élévation dans la hiérarchie sociale et éthique du comportement individuel. C’est-à-dire, exprimé de manière un peu plus directe, que plus vous êtes riche, plus vous êtes susceptible de vous comporter de manière moralement lamentable.

L’équipe américano-canadienne menée par Paul Piff (université de Californie à Berkeley) a quelques arguments. Les chercheurs ont mené pas moins de sept protocoles expérimentaux différents, qui concluent tous dans le même sens

« CUPIDITÉ »

Le premier est simple : il s’est simplement agi de se poster à un carrefour et d’observer les véhicules pris en flagrant délit de refus de priorité. La deuxième expérience, très semblable, a quant à elle consisté à relever les situations dans lesquelles un piéton engagé sur un passage ad hoc se fait couper la route par une voiture. Dans les deux cas, les chercheurs ont classé les véhicules en cinq catégories, des épaves roulantes (groupe 1) aux berlines de luxe (groupe 5). Résultat : près de 30 % des véhicules du groupe 5 forcent le passage aux voitures prioritaires, un taux quatre fois supérieur aux groupes 1 et 2, et trois fois supérieur aux groupes 3 et 4. Corrélation quasi identique pour le respect dû aux piétons…

Mais, direz-vous, ce n’est pas parce qu’on a une belle voiture qu’on est nécessairement riche. Ce qui n’est pas faux. Aussi, les chercheurs ont complété ces deux expériences par d’autres, menées en laboratoire. A chaque fois, une centaine d’individus ont été invités à prendre connaissance de divers scénarios ou situations : atteinte d’un objectif au prix d’une entorse à la morale, captation d’un bien de manière indue au détriment d’un tiers, mensonge au cours d’une négociation, caution d’une faute dans le cadre professionnel. Puis les participants ont rempli un questionnaire répondant à la question de savoir dans quelle mesure ils seraient prêts à reproduire ces comportements. A chaque fois, une corrélation entre le statut social des participants et leur capacité à enfreindre l’éthique est mise en évidence.

Une dernière expérience a consisté à placer près de 200 personnes devant un jeu informatique de lancer de dés : une somme d’argent leur était promise si le score atteint après cinq lancers était élevé. Mais, bien sûr, le jeu était pipé et le score ne pouvait excéder 12 points. Ceux qui ont rapporté des scores supérieurs aux expérimentateurs ont donc triché. Même en tenant compte de nombreux paramètres comme l’ethnie, le sexe, l’âge, la religiosité, l’orientation politique, il n’y a rien à faire« la classe sociale prédit positivement le fait de tricher ». A quoi tient ce lien entre hauteur sociale et bassesse morale ? En partie, répondent les chercheurs, « à une perception plus favorable de la cupidité ».

Stéphane Foucart ( extrait du Monde de ce jour )

Publicités

Mon dessin préféré sur l’éthique


Voutch

Bribed public doctors in Greece – SEC


The Securities and Exchange Commission today announced a settlement with Smith & Nephew PLC to resolve SEC charges that the global medical device company violated the Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) when its subsidiaries

                                                                                                                                                                                                                                         Smith & Nephew PLC: Lit. Rel. No. 22252 / January 6, 2012

 for more than a decade. Smith & Nephew PLC, headquartered in London, England, is a global medical device company with operations around the world.

Smith &Nephew PLC has consented, without admitting or denying the SEC’s allegations, to the entry of a court order permanently enjoining it from future violations of Sections 30A, 13(b)(2)(A), and 13(b)(2)(B) of the Securities Exchange Act of 1934; ordering it to pay $4,028,000 in disgorgement and $1,398,799 in prejudgment interest; and ordering it to retain an independent compliance monitor for a period of eighteen months to review its FCPA compliance program.

The SEC acknowledges the assistance of the U.S. Department of Justice, Fraud Section and the Federal Bureau of Investigation. The SEC’s investigation into the medical device industry is continuing.

Smith & Nephew PLC: Lit. Rel. No. 22252 / January 6, 2012

viaSmith & Nephew PLC: Lit. Rel. No. 22252 / January 6, 2012.

L’EFSA se soucie-t-elle davantage des lobbies que de notre santé ? – Bioaddict


Un groupe de travail de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) visant à permettre la mise sur le marché de substances chimiques toxiques, a été mis sur pied en 2008 sans aucune évaluation en interne par l’EFSA. Résultat : un nouveau conflit d’intérêt au sein de l’agence a été mis sous les feux de la rampe.

 

(lien sans commentaire de l’auteur)

 

L’EFSA se soucie-t-elle davantage des lobbies que de notre santé ? – Bioaddict.

%d blogueurs aiment cette page :