Jeux de maux !


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Whistleblowers awarded 435 million…


Impressive…

http://www.fcpablog.com/blog/2014/11/20/whistleblowers-awarded-435-million-in-fy2014-fca-actions.html

Maltraitance des enfants : des médecins mieux informés – Parents.fr


La Haute Autorité de Santé (HAS) lance une campagne d’information nationale auprès des professionnels de santé pour qu’ils puissent mieux repérer, signaler et protéger les enfants des violences dont ils sont encore trop souvent victimes……

Source: www.parents.fr

See on Scoop.itPolitiques de santé

Pourquoi garder son indépendance face aux laboratoires pharmaceutiques ? – Formindep


Vous êtes un futur prescripteur. Vous allez travailler dans un monde où le médicament domine et vous avez forcément entendu parler des scandales sanitaires comme le Médiator©, le Vioxx©, l’Accomplia© ou encore le Distilbène©. Mais il n’y a pas que les gros scandales, il y a aussi ceux dont on n’entend pas beaucoup parler…

Source: www.formindep.org

L’indépendance  des médecins est évidemment un sujet auquel je suis attaché. Le SNJMG est dans son droit en mettant en garde les jeunes médecins sur le fait de garder, pour un prescripteur son indépendance. Ceci je me permet de faire deux remarques. 

1) Les jeunes médecins sont certainement plus indépendants que les générations passées qui ont eu besoin de recourir à des logiciels d’aide à la prescription  pour prescrire en DCI car pendant leurs études ou internat il était de coutume d’apprendre le nom de marque des médicaments (les génériques étant peu ou pas développés et le droit de substitution – devenu depuis un devoir – non encore instauré). La prescription en DCI, qui n’est pas si facile, mais aidé par les logiciels agrées donne ainsi une liberté de prescription de facto qui fait que la visite médicale des laboratoires pharmaceutiques a un effet très relatif en terme d’influence sur la prescription et sans doute meilleure en terme d’information sur la molécule.

l’interdiction des cadeaux, y compris les post-it et autres crayons a contribué aussi, avec le contrôle de l’hospitalité à réduire l’influence, si tant est qu’il y en a eu, au sein des cabinets médicaux des industriels.

2) Le médecin est une personne éminemment respectable, qui exerce un beau métier (une vocation pour le généraliste de campagne) et il fait partie, même si certains d’entre eux rechignent à le dire, des personnes d’une intelligence supérieure à la moyenne. Le libre arbitre du prescripteur a donc pour moi toujours eu sa raison d’être et c’est prendre les médecins pour des imbéciles que de croire que l’on peut les acheter avec des diners et des cadeaux.

 

Ayant des amis médecins considérés comme seniors, ils me racontaient partir dans des destinations certes ensoleillés mais ne plus se souvenir de qui les avait invités. Ce qui me faisait dire déjà "Stop" aux laboratoires..

 

Médecins, élus, au autres décideurs, on achète qui veut bien se vendre. C’est une question de caractère, de choix personnel, bref.. d’éthique.

 

 

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Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2015, PLFSS. Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 – Panorama des lois – Actualités – Vie-publique.fr


Le projet de loi de financement de la sécurité sociale s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de réduction des déficits. Il prévoit une réduction du déficit du régime général (…)

Source: www.vie-publique.fr

Point  sur le PLFSS 2015 par le site Vie-Publique. Comme le précise le texte "La hausse de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie est fixé à 2,1% pour 2015, ce qui représente une économie de 3,2 milliards d’euros. Ces économies seront réalisées notamment grâce à une meilleure efficience de la dépense hospitalière, la rémunération des produits de santé à leur juste prix, le développement des médicaments génériques, le contrôle de la pertinence des soins et un accroissement du recours aux soins ambulatoires"

la rémunération des produits de santé à leur juste prix est un terme un peu …abscon pour qui sait déjà que le prix des médicaments remboursables fait l’objet (d’âpres) négociations entre le CEPS et les industriels. Il existe depuis que la clause de sauvegarde existe, des négociations prix/volumes. Cela veut dire que les négociations seront plus difficiles encore (et voir retarder l’arrivée effective des produits sur le marché).

 

A noter que la question de l’Hépatite C avait fait parlé d’elle et un texte à part entière lui était consacrée. On pouavit lire dans la presse ce matin que le prix du médicament (dont l’efficacité n’etait pas remise en cause) avait fait l’objet d’un accord avec le laboratoire et le prix réduit. Un journal précisait que ce médicament était vendu 250 fois son prix de revient. Evidemment le prix de revient est une notion particulière dans l’industrie pharmaceutique où s’il est vrai qu’une fois sur les lignes de production le produit ne revient pas à grand chose (mais attention à ne pas délocaliser la production ou alléger la qualité) il faut inclure le cout de la Recherche et du Développement qui lui est en général trés important. Encore une fois, pas de vision court termiste sur ce genre d’activité ou la recherche doit être stimulé et non bridée. cela vaut pour les produits qui apporte un réel plus à de grandes populations de patients comme à des petites. En l’occurrence lorsque ce sont des maladies "rares" c’est plus facile car l’État aura tendance à raisonner en cout global. L’approche purement économique et par cout est une erreur stratégique.

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Le traitement contre la sclérose en plaques de Sanofi enfin admis aux Etats-Unis


Très bonne nouvelle pour Sanofi. Son médicament, le Lemtrada, un traitement contre la sclérose en plaques, pourra enfin être vendu aux…

Source: www.lesechos.fr

Arretons de parler "Bonne nouvelle pour les entreprises" .. c’est surtout une bonne nouvelle pour les patients dès qu’un médicament plus innovant, ayant moins d’effets secondaires, ou qui remplace un autre traitement inefficace chez certaines populations arrive sur le marché.

Autant je défends l’industrie du médicament à laquelle je suis attaché, autant faire passer le cours de la bourse avant l’intérêt des patients me semble une grave erreur de communication.. Mais cet article vient des Echos (respectable par ailleurs) et non du Lancet…

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Sale temps pour les lanceurs d’alerte


Tout ce qui vient des Etats-Unis n’est pas facilement transposable en France.

On le savait déjà, les procédures anti-corruption américaines sont diversement accueillies dans notre pays et les systèmes d’autorégulation ne font pas partie de notre éducation basée sur le droit latin.

Ainsi en est-il des procédures FCPA  lors de transposition en France dans des filiales de groupes américains qui ont causé  quelques difficultés avec la CNIL quant à la saisie des informations plus que leur traitement aux Etats-Unis.Sans parler des réticences internes…

Alors que les diverses lois sur la transparence du financement des partis politiques, sur les éventuelles commissions versées pour l’obtention de marchés publics, sur le financement des médecins ou des sociétés savantes existent depuis des années aux Etats-Unis, la France avec retard comme on le sait, et pas sans difficultés, met en place son « Sunshine Act » à la française, comprendre la loi Bertrand, et un arsenal concernant la transparence de la vie publique qui aujourd’hui continue a montrer ses limites. (De l’intérêt d’une Haute autorité de la transparence de la vie publique…)

Ainsi en est-il de Jérôme Cahuzac, mais encore une fois, l’homo politicus français reste avant tout convaincu d’être supérieur, inatteignable et au-dessus des lois qu’il vote pour ses administrés.

A ce titre, une récente affaire de barrage qui fait parler la presse en raison du décès d’un manifestant est un exemple symptomatique de la multiplicité des conflits d’intérêts qui existent dans  la prise de décision concernant la mise en place d’une telle infrastructure. C’est à croire que le problème écologique n’est même pas en cause dans cette histoire.


Ce n’est pas dans la mentalité française de dire les choses, ce n’est pas dans l’esprit français d’être transparent et toute forme de révélation quant à ce qui pourrait se passer reste dans l’inconscient collectif comme une forme de délation, notion qui remonte à l’occupation, à la Terreur, à la Saint-Barthélemy ou plus récemment, à l’URSSAF dans le temps où il avait été adopté des dispositions qui récompensaient les personnes qui dénonçaient des emplois dissimulés.


Dans les procédures anti-corruption américaine il existe ce qu’on appelle le lanceur d’alerte, terme francisé pour whistleblower.

La mise en place de dispositions juridiques permettant effectivement à des personnes, soit contraintes, soit témoins au sein de leur entreprise,  de pratiques qu’elles ne considéraient pas comme en conformité avec la loi (et partant avec l’éthique dans un monde idéal où le sujet serait compris et non galvaudé) a été une petite révolution en France.

Ces derniers jours, c’est un lanceur d’alerte qui a été licencié par la SNCF qui porte plainte. Celui –ci en juin 2013 à diffusé des vidéos (Le mode opératoire est effectivement sans doute à revoir) d’autres agents consommant de l’alcool dans des quantités déraisonnable dans  un poste d’aiguillage de la gare de Paris saint Lazare dont dépend la sécurité des 500 000 voyageurs quotidiens. Les images avait débouché sur une enquête interne de SNCF et la mise à pied de plusieurs agents. Mais mise à pied seulement. Le seul licencié pour l’heure semble être le lanceur d’alerte qui dénonçait les faits présumés. Il a donc déposé la semaine dernière une requête auprès du conseil des prud’ hommes contre SNCF pour motifs de harcèlement moral et discrimination en raison de ses convictions religieuses. En fait selon ses avocats c’est non pas les moqueries multiples sur sa foi musulmane et son licenciement pour insuffisance professionnelle, qui sont la cause de son licenciement mais bien la situation de lanceur d’alerte.

L’intéressé déclare détenir d’autres vidéos compromettantes sur l’alcool à la SNCF.

Que les agents de la SNCF ou d’autres entreprises ça donne à l’alcool(isme) pendant leurs heures de travail cela est un secret de Polichinelle. Le problème, c’est que aucune procédure n’est prévue au sein de la SNCF vraisemblablement pour garantir elle l’anonymat de la personne ou une certaine protection.

Il sera intéressant de voir l’issue de la procédure devant le conseil des prud’ hommes hélas que celle –ci peut durer plusieurs années.

Il en est des établissements publics, comme de l’administration, comme des entreprises privées. Le lanceur d’alerte en 2014 subit un ostracisme quand bien même son comportement relève ici de la protection des milliers de voyageurs ou d’usagers et non de  règlement de comptes personnel en dénonçant des éléments plus subjectifs (impôts, évasion fiscale) – toute proportion gardée entendons nous – que les tribunaux ne manqueront pas d’avoir à traiter et distinguer dans les années qui viennent.

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