L’affaire Buisson et ses conséquences


Ce qui désormais appelée « ‘affaire BUISSON » – du nom du conseiller éponyme de Nicolas SARKOZY – est extrêmement grave pour la vie politique. Il apparaît que le plus proche conseiller d’un président en exercice s’est permis d’enregistrer à son insu des conversations qui se sont tenues durant son mandat. Contrairement à ce qui a pu être le cas lors de campagnes électorales (on pense au Watergate notamment) ceci s’est déroulé pendant le mandat d’un président et donc relève de la plus haute confidentialité dans le principe, voire du secret défense et dans tous les cas les intérêts supérieurs de la nation.

Peu importe d’ailleurs que les conversations aient porté sur des sujets politiques, de remaniement, de défense ou autres ou sur des sujets plus personnels. Ce propos se sont tenus tenus au coeur même de l’Elysée.

Il appartient à la Justice de condamner extrêmement fermement M. BUISSON pour ses agissements qui pourraient être considéré comme de l’espionnage et de la trahison telle qu’elle était considérée dans un droit antérieur.

Il est plutôt rassurant de voir que l’ensemble de la classe politique tous partis confondus est sous le choc de la divulgation des enregistrements de M. BUISSON.

Évidemment le problème de la fuite de ses enregistrement est à résoudre : encore une fois ( une fois de plus devrai-je écrire) ces documents qui ont été appréhendés par la police judiciaire ont donné lieu vraisemblablement à une fuite qui est passé dans les média. Les média sont donc dans ce sens là responsables de la transcription par écrit dans certains de leurs supports de conversations qui sont susceptibles de porter atteinte non seulement à la notoriété et/ou intégrité de certaines personnes mais qui plus est à l’intérêt de la France vis-à-vis de nos partenaires ou des pays étrangers.

De plus il est à considérer que tout n’a pas été transcrit et que les journalistes non-accrédités en matière de secret défense ou confidentiel défense se retrouvent en possession d’éléments dont ils n’auraient jamais dû avoir connaissance. Ce problème est récurrent avec les affaires judiciaires où un certain nombre d’éléments se retrouvet régulièrement dans la presse alors même que l’instruction (secret de l’instruction) est en cours.
l’éthique, puisque ce blog y est consacré, voudrait que les journalistes s’empêchent ou s’interdisent de transcrire un certain nombre d’éléments ou détruisent les bandes ou refuse les accepter.

Je n’aborderai pas la question des officiers de police judiciaire, des greffiers ou d’autres personnes qui se sont permis de transmettre moyennant un système assez connu d’enveloppes (mais impuni) des éléments ou des pièces qui y sont inhérentes à un dossier en cours d’instruction.

Il y a donc dans cette affaire plusieurs coupables :

  1. d’abord le conseiller du président de république qui s’est permis d’enregistrer et de conserver des éléments audio,
  2. une personne proche de l’enquête et qui avait donc accès à ces éléments et qui en a fait copie pour les remettre à des journalistes et,
  3. évidemment des journalistes dont le code d’éthique devrait d’une certaine manière – quand bien même la liberté d’information doit être défendue – se retenir de diffuser des éléments qui portent préjudice (quoiqu’il n’y est même pas raison de le prouver) aux intérêts de la nation.

Toute vérité n’est pas bonne à dire ou tout au moins elle doit être relativisé, filtré ou re-traitée.

Je suis bien évidemment pour la transparence comme je le répète si souvent et l’écris dans plusieurs de mes articles et la prône lors de mes conférences, cependant la transparence n’est pas systématique sur l’ensemble des éléments qui concerne la vie de l’État et notamment ce qui relève d’un certain nombre de sujets qui sont confidentiels.

Ainsi, tous les éléments ne sont pas à communiquer tel quel dans le public qui dépasse aujourd’hui largement les français mais bien évidemment tous les autres pays et  c’est relayé par Internet de telle sorte que le monde entier peut être au courant de ce qui se passe au sein même du cabinet ou du bureau du président de la république d’un pays

Paradoxalement je dirais qu’il est plus choquant de savoir que la communauté internationale a accès à des discussions qui se sont déroulés dans le bureau du président de la république française plutôt que des spécialistes au sein de la NSA américaine, qui certes n’ont aucune légitimité, aucun droit, pour le faire mais qui garde la confidentialité à leurs propres fins (cf l’affaire SNOWDEN). Au moins cela reste entre peu de mains (ou d’oreilles) et se place, ne nous leurrons pas, dans le cadre d’une certaine pratique qui est reconnue d’État à État, de gouvernement à gouvernement.

Ainsi peu importe la teneur des enregistrements. la place du conseiller, son rôle, suffise à entacher la confiance accordé à ce type de personnes qui ne font souvent l’objet d’aucun contrôle, ni par l’exécutif, ni par le parlement, et ne sont pas des élus.

M. Buisson ne relève de la Haute Cour de Justice de la République (http://www.senat.fr/rap/l06-194/l06-1943.html) ni de juridictions militaires (abrogées)
http://www.memoireonline.com/10/12/6136/m_Du-crime-de-haute-trahison-en-droit-constitutionnel-congolais1.html

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Du rififi dans les organisations professionnelles


Des problèmes de successions se présentent au sein d’organisations professionnelles importantes qui laissent à penser une crise du système des syndicats patronaux ou du moins une certaine réticence à adopter des systèmes de gouvernance moderne. Lire la suite

Time-Line


Deux livres à finir. Des articles à rédiger, une présentation dans une conférence internationale à finaliser..et le quotidien comment tenir régulierement son blog..?!

Pas normal


Exemple de ce qui ne devrait plus se voir et encore moins se faire. cela contribue au discrédit d’une profession dont la majorité des acteurs travaillent dur pour redresser leur image et au delà de cela, assurer par des règles rigoureuses le respect interne d’une certaine éthique..

Bernard Meddoc enfin un bon message !


Enfin un bon message qui prouve que le médicament n’est pas un produit comme un autre ! que les entreprises su secteur pharmaceutiques ne sont pas « des usines à produire des maladies » (cf. article Courrier international) 

De l’impossibilité d’engager des réformes..


Depuis quelques jours, il n’est question que de la baisse de la côte de popularité du président OBAMA dûe principalement à sa volonté de mener à bien la réforme su système de santé américain. (Cf les artciles du Monde, du Figaro ; des Echos). Pour un pays qui se veut moderne et un modèle dans beaucoup de domaines, force est de constater, malgré les programmes Medicare et Medicaid, que le système de santé fédéral est complètement inégal, inadapré pour une démocratie (un état) digne de ce nom et doit conduire ses dirigeants à une vaste réforme pour permettre à tout américain les mêmes chances d’accès aux soins.

Lorsque l’on gouverne, il est plus que normal de prendre des décisions : c’est ce pour quoi on a été élu. Que la baisse de popularité du président soit stigmatisée dans les sondages ne devrait pas le faire dévier de sa volonté de réformer en profondeur le système de santé américain. On ne fait pas de la politique – en tant qu’élu- pour plaire mais pour agir. Ceci implique des choix, ceux-ci peuvent être douloureux à court terme (le contraire serait étonnant, voire « politicien ») l’intérêt général peut empieter les intérêts particuliers. Les différents lobbys font leur travail c’est le jeu. Le problème de certains groupes est qu’ils sont conditionnés (instutions publiques, institutions privées, groupes pharmaceutiques comme assurances, employeurs qui craignent pour leur taux de cotisations) par des échéances à court terme (plan triennal dans le meilleur des cas au comptes annuels jusqu’aux fameux Quarter qui engendre une véritable course à la rentabilité à court terme.

Que le président OBAMA voit sa cote d epopularité baisser dans les sondages américains parce qu’il poursuit aves ses conseillers le travail de reforme du système de santé est pour moi au contraire une très bonne chose. Le contraire témoignerait d’un pilotage à vue, c’est-à-dire louvoyer entre les différents groupes de pression, ménager la chèvre et le chou et donc…ne pas agir.

La réforme du système de santé, projet central de la campagne de Barack Obama, entend créer un régime public de santé pour tous, couvrant ainsi les 45 millions d’Américains qui ne disposent d’aucune assurance. Evalué à 1 000 milliards de dollars sur dix ans, ce projet, selon Obama, ne viendra pas accroître la dette déjà exorbitante du pays, mais, au contraire, la réduira à terme.

 

L’auteur cite quelques liens sans cautionner pour autant le contenu

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/06/15/obama-defend-sa-reforme-du-systeme-de-sante-americain_1207230_3222.html

http://www.ledevoir.com/2009/07/29/260731.html

http://www.ledevoir.com/2009/07/29/260731.html

 

CSA et temps de parole de Sarkozy


CSA et temps de parole de Sarkozy

Le CSA vient de prendre le temps de parole du président en compte pour appliquer la proportion du 50/50 Majorité Opposition

 
 

Deux remarques:

l’une générale :

Ingérable et désolant dans le principe. Le président de la république, et surtout sous la Vième république doit pourvoir s’exprimer à tout moment sur les français quand la situation l’exige. Qu’elle soit économique, géopolitique, européenne, portant sur les grandes réformes de l’Etat, de ses services et institutions, système de santé, organisation des armées et commentaires sur les théâtres d’interventions extérieurs etc. ces domaines d’interventions sont qualifiés de régaliens

Le CSA, pour ne pas appliquer un règle de temps de base, va mettre en place un chronométrage assuré par des étudiants en sciences politiques qui seront chargés d’appuyer et relever le chrono suivant les phrases du chef de l’Etat. Le procédé de modération de la règle est louable, il demeure archaïque et ne bénéficie non plus d’aucun recul.

Je trouve donc cette décision de prise en compte de la parole du président de la république es qualité dans le quota de la majorité « présidentielle » dommageable.

 
 

l’autre plus particulière, tempérant mon propos précédant mais n’y apportant pas réponse

Cette situation prise de décision n’aurait-elle pas pu être évitée si Nicolas SARKOZY se présentait plus comme un président des français, c’est-à-dire, au dessus des luttes partisanes que comme le réel chef de l’UMP ? La question s’était-elle posée pour les précédents présidents ou c’est l’omniprésence ou omniscience du président (même vis-à-vis de son premier ministre – qui s’exprime très bien par ailleurs) qui a levée cet question?

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