Obama n’en a pas fini avec sa « réforme »


 

Agglo floride 1

Image via Wikipedia

 

Le Quotidien du Médecin rapporte qu’un juge fédéral de Floride vient

« d’autoriser 20 États américains à poursuivre le gouvernement fédéral »

concernant certaines dispositions de la réforme du système de soins.

Dans sa décision, le juge de Floride valide la légitimité de la contestation en justice par ces 20 Etats de deux mesures majeures, à savoir :

  • la « constitutionnalité » de l’élargissement des ayant droits au sein du régime de protection santé des personnes défavorisées, MEDICAID et
  • la légalité de l’obligation pour les Américains d’acquérir une couverture santé.

Depuis la promulgation au printemps dernier de la loi portant la réforme du système de soins, 13 États dont la Floride, ont engagé des actions judiciaires afin de contester le texte.

Depuis, sept autres États les ont rejoints. De leur côté, « les opposants républicains du président américain ont promis de continuer à se battre contre la réforme de l’assurance santé et l’abroger » en cas de victoire aux élections législatives du 2 novembre, à l’issue desquelles, ces derniers pourraient bien redevenir majoritaires à la Chambre des représentants.

Une fois de plus, – une fois par jour – je ‘étonne que le système judiciaire américain fonctionne encore avec des formations à jugee$ unique. Il y a des décisions importantes qui se prennent en collégialité en matière de justice et non sur une seule personne. le cas s’est présenté pour des questions de recherches sur les embryons surnuméraires et cellules souches..c’est grave quelque part qu’une seule personne (un petit juge – mais je n’aime pas cette expression qui rappelle une fameuse instruction française) remette ainsi en cause un texte voté par le parlement…

Qui plus est, la réforme du président OBAMA n’est pas une réforme au sens strict mais une extension d’un système existant; donc le caractère anti-constitutionnel semble étonnant. le choix réforme a été retenu pour marquer les esprits mais s’est finalement retourné contre son auteur.

Ce qui est plus grave, c’est que les américains – qui ne sont jamais avares de conseils sur leur vision du monde à l’extérieur et l’exportation du système démocratique, pratiquent en interne un système discriminatoire en condamnant des mesures allant vers plus de solidarité (mais ce mot est tant galvaudé) et ne coutait finalement pas tant que cela aux américains eux-mêmes!!

GHI


Avec la Global Health Initiative (GHI), le gouvernement Obama renforce le long engagement des Etats-Unis, en faveur de la santé dans le monde en offrant des moyens de prévention, des traitements et des soins dans 20 pays, dont 8 déjà été sélectionnés (le Bangladesh, l’Éthiopie, le Guatemala, le Kenya, le Malawi, le Mali, le Népal et le Rwanda). Cet engagement désormais officiel vient d’être annoncé par Hillary Clinton, Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, le 16 août 2010, de la fameuse Johns Hopkins University. La Global Health Initiative (GHI) avait été décidée en 2002 mais présentée récemment au Congrès, en mars dernier avec Bill Gates.

Un investissement qui permettra aussi aux Etats-Unis d’améliorer leur image à l’étranger

Selon un journaliste qui commentait ces informations.

Pour ceux qui suivent le président Obama sur twitter, celui-ci ne cesse effectivement entre deux messages sur la régulation des marchés financiers de montrer à quel point il se soucie de l’aide apporté en nature et en argent au Pakistan notamment.Hélas, si ces actions sont heureuses..il en faudra plus pour améliorer l’image du Grand Satan dans des pays comme le Pakistan et certaines de ses provinces tenues par des clans proches d’Al Quaida..


Les actionnaires sont-ils des gens responsables ?


AFP: Marée noire: Obama met en garde BP quant à ses obligations financières.

Le président Barack Obama a prévenu BP vendredi de ne pas négliger ses obligations financières envers les victimes de la marée noire dans le golfe du Mexique, au moment où la société pourrait verser des milliards de dollars de dividendes à ses actionnaires.

Au début de sa troisième visite en Louisiane depuis le début de la catastrophe écologique, M. Obama a laissé transparaître sa colère envers l’entreprise pétrolière britannique, qui, a-t-il dit, « a acheté pour 50 millions de dollars d’espace publicitaire télévisé pour gérer son image pendant ce désastre ».

« En outre, il y a des informations selon lesquelles BP va verser 10,5 milliards, je dis bien milliards (de dollars) de dividendes« , a ajouté M. Obama à Kenner

50 millions de dollars…et pas de vrai cellule de crise pour éviter que le président américain ne dise – à raison – ce qu’il a sur le coeur.

Que penser aussi des actionnaires..Sont ils assez responsables pour accepter une baisse de leur dividendes et voir la société dont ils en partie propriétaires se donner les moyens de nettoyer les dégâts causés par la marée noire (et générée semble t’il par certaines erreurs) ou se considèrent-ils comme des bailleurs de fonds voulant récupérer un maximum de profit quelqu’en soient les conséquences pour des millions de personnes, environnement, la biodiversité etc..

L’affectio sociétatis que l’on apprenait en première année de droit…est une valeur qui n’existe plus lorsque que l’on est coté…

Obama continue sur sa lancée


Après la réforme de santé, les négociations sur les têtes nucléaires, il s’attaque désormais – courageusement – aux grands établissements financiers en demandant plus de régulation du secteur ou moment ou la SEC épingle Goldman Sachs pour des comportements – mis au point par un français !! – qui ont fait perdre beaucoup d’argent à beaucoup de monde.

Obama fait passer son texte de loi sur la Santé


Barack Obama a réussi son pari (risqué) de faire adopter son texte sur la Santé : this is what change looks like a t’il déclaré. Nous ne le qualifierons pas à dessein « réforme » car il n’agît pas d’une reforme en profondeur mais d’une extension des couvertures Medicare existantes à une population (fluctuante suivant leur situation au regard de leur emploi, etc) estimée à 37 millions de personnes. 
Ce n’en est pas moins un bouleversement aux Etats-Unis, qui contrairement à la France depuis la Sécurité sociale en 1946 ne sont pas habitué à un système collectif unique (c’est une fédération d’Etats ne l’oublions pas) et à un esprit « collectif et solidaire » .


Pari gagné pour le président qui jouait politiquement beaucoup sur ce dossier, les résistances s’étant (et c’est plus facile) plus fait entendre que les partisans du oui…


Il reste à adopter maintenant les amendements de réconciliation entre les textes du Sénat, de la Chambre des représentants et le budget..et les décrets d’application. C’est néanmoins un progrès social social aux Etats-Unis et dont tout le monde a a gagner y compris les Assureurs et les laboratoires pharmaceutiques dont l’opposition – surtout des premiers- avait été évoquée.

plus de détails sur le texte financial times.


Pour plus d’éléments d’analyse, n’hésitez pas à me contacter



Obama met une deadline sur sa reforme de santé


Obama a donné une deadline au sénat pour adopter la dernière version de la réforme de santé.

Cette réforme est importante sur le fond pour le système de santé aux Etats-Unis…politiquement, il s’est engagé à fond dans l’adoption de cette réforme repoussée depuis des années et qui laisse de profondes inégalités dans la société américaine.

Plus d’informations sur http://www.ft.com/cms/s/0/27468ee4-2a28-11df-b940-00144feabdc0.html?nclick_check=1

La réforme de santé du président Obama


Nombreux sont les articles dans la presse qui dénonce le pouvoir des lobbys à l’encontre de la réforme de santé fondamentale qu’entend mettre en place le président Obama au les États-Unis. Le système de santé américain est extrêmement différent du système de santé français et il est, à mon sens insuffisamment explicité parmi nos compatriotes pour colons puissent prendre la mesure des différences de traitement et que l’accès aux soins des les Américains.

Notre système de santé issue de 1946, s’avère compte tenu d’un certain nombre de paramètres liés notamment à la conjoncture (hausse du chômage baisse des cotisations) mais surtout d’un choix politique fort et portés par les gouvernements successifs de couvrir l’intégralité de la population française engendrent inévitablement des coûts.

Ces coûts, où ses dépenses ne peuvent être revues comme de l’argent perdu est un simple le déficit. Il représente un investissement considérable pour le bien-être au quotidien et au futur des Français et des nombreux les ayants droits qui en bénéficient au-delà de cette première condition de nationalité.

Ce choix de multiplier des couvertures universelles, fait que toute personne qui se trouve dans un état d’urgence ou les ramasser dans la rue est hospitalisé sans conditions préalables de son examen administratif au regard de ses droits. Bien évidemment des contrôles doivent être faits bien évidemment des abus du système se sont effectués tant par les bénéficiaires qui détournent des médicaments au profit d’autres personnes, notamment à l’étranger, des prescriptions trop importantes de médicaments dont les boîtes ne sont pas toujours adaptées, des consultations de généralistes obligatoires avant des spécialistes alors que ce premier passage ne s’impose pas dans certains cas, des arrêts de travail intempestif sur lesquelles on commence à faire des efforts. Tous ces éléments font que notre système de santé est enviable et doit être vu non pas comme un déficit catastrophique mais que compte tenu du du vieillissement de la population, de l’accroissement de celle-ci de la mise au point de médicaments innovants ou de dispositifs médicaux de qualité, la nécessité d’investir dans la prévention, font que nous devons nous mettre à l’idée que la part des dépenses de santé dans le PIB doit nécessairement s’accroître sans que cela soit perçu comme une catastrophe nationale et contribue au déficit public et au dépassement des 3 % prévus par Bruxelles.

Pour l’ensemble de ces raisons il est important de soutenir le président américain dans sa volonté d’offrir à chacun des Américains la possibilité d’avoir accès aux soins ce qui est aujourd’hui, est extrêmement compliqué et hétéroclite suivant le statut des personnes (qu’elles soient salariées de telles ou telles entreprises, qu’elles et accès à de telles ou telles assurances qui ne fait appel qu’à certains des hôpitaux ou traitements et pas à d’autres). Cette situation ne peut perdurer dans un pays qui se veut moderne, qui plus est reste un pays aux capacités financières importantes et dont l’importation de médicaments en provenance du Canada et la lutte contre ces pratiques est quelque chose d’absurde ou d’anormal.

Il importe que l’ensemble des Américains accepte d’idées de consacrer une part du budget à la santé de tous.l’organisation constitutionnelle des États-Unis implique évidemment pour une meilleure égalité que ces décisions soient prises au niveau fédéral.

Ceci était un commentaire bref il y a réaction à divers articles parus sur diffère ses critiques sur l’obstination du président Obama à faire passer son système de santé.

Je reviendrai intérieurement sur des analyses plus poussées sur ce point

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