Premières impressions sur la publication des liens d’intérêts au 1er octobre 2013


Voici mes premières impressions à la visite des sites listés notamment par le think tank Loi Bertrand

A titre liminaire, il est toujours bon de rappeler que lien d’intérêts est différent de conflit d’intérêts. le lien d’intérêt est normal si les

Liste des liens (Source Think Tank Loi Bertrand)

Liste des liens (Source Think Tank Loi Bertrand)

agences font appel à des experts qui travaillent au quotidien avec des entreprises du secteur pharmaceutique. C’est le cas dans les études cliniques évidemment et depuis de nombreuses années un rapprochement entre le publlic et le privé est encouragé pour faire travailler en synergie des compétences évidentes et pour que la France garde sa place dans la recherche et le développement.

le conflit d’intérêt intervient quand une personne qui siège dans une commission par exemple doit prendre une décision sur un produit, ou une entreprise avec laquelle elle a travaillé (récemment… évidemment). Dans ce cas, la personne doit se « déporter » selon la terminologie juridique qui s’applique déjà pour les juges, des membres de jury etc..

Depuis le 1er octobre, la publication est laissée aux Ordres dans l’attente de la création d’un site public annoncée par Marisol Touraine. ce sont donc les différents sites qui sont listés dans le lien précité.

A noter également que 600 personnes de l’ANSM ont rempli des déclarations d’intérêts.

Des moyens différents

Les différents ordres disposent de moyens humains, financiers et de ressources IT différents. L’ordre des médecins a par exemple demandés que les fichiers lui soient transmis avec des codes et balises qui ne sont pas toujours adaptés à d’autres logiciels que les siens. Les requêtes sont donc différentes. Une liste des fichiers non « traitables » est ainsi accessible.Déclarations des entreprises ayant transmis des données non exploitables _ www.sunshineact.fr

A les lire ils sont au format .txt et pouvaient faire l’objet d’une conversion aisé. Il s’agît donc d’un service minimum qui a été fait.  En l’espèce, je suis en mesure d’enregistrer les fichiers non traités en .txt et les convertir en .xls. Donc la récupération d’une grande partie de noms et adresses est aisée…

A noter que la transparence doit peser sur les uns comme sur les autres et la suspicion ne doit pas porter seulement sur les laboratoires pharmaceutiques.

Des liens différents

Des présentations différentes apparaissent par Ordre. Un minimum de concertation aurait été souhaitable… ne serait que dans les adresses hypertexte.

Il en est de même des pages de garde et des requêtes – formulaires de recherche – (Par laboratoire, par nom de pharmaciens)

Les informations sont-elles incomplètes ? la président du Conseil d’un ordre national n’a été invitée qu’une seule fois au premier semestre 2013 pour un repas de 29 euros qui a dû la laisser sur sa faim.

Des informations pour qui ?

La sécurisation des données (raison invoquée, la CNIL) et

de l’accès empêche le vulgum pecus de cSécurité...onsulter le site du CNOP.. au premier essai on demande de cliquer sur le logo d’un souris.. ce que je comprends pour éviter les robots.. Au deuxième nom recherché, l’écran présente  un autre choix de logos et il faut cocher celui qui représente le caducée des pharmaciens…gagné !

Je n’ai pas poursuivi plus avant. Cela devient fastidieux nom par nom et la difficulté devient croissante (l’algorithme a été plus soigné que la finalisation de certains sites ?)

Un champ restreint ?

Lors d’un colloque qui s’est tenu le 26 septembre dernier à la faculté Jean Monnet de Saint-Etienne sur la Transparence en santé, des universitaires se sont étonnés de deux points :

  • Que les informations ne remontaient qu’en 2012 et que cela était insuffisant… (Après pourtant avoir entendu que des milliers de données avaient déjà été collectées en 2012 et pour le premier semestre 2013 chacun avec ses logiciels dans l’attente de la mise en place de développements ultérieurs (idéalement le développement de logiciels comme cela a été le cas pour les déclarations électroniques « DMOS » entre les entreprises et le CNOM – logiciel IDAHE)
  • Que la transparence ne s’appliquait pas au secteur des compléments alimentaires. Il est vrai que sur ce point le texte est ambigu et mériterait de la part de l’administration une précision (les compléments alimentaires relèvent de la DGCCRF, de la DGS et de la Direction Générale de l’Agriculture). Les compléments alimentaires ne sont pas cités dans la circulaire DGS/PP2 n° n°2013-224 du 29 mai 2013 (première partie, D, 2°) pour autant des médecins nutrionnistes sont inscrits à l’Ordre…

Textes de références

Loi n°2011-2012 du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé

Décret n° 2013-414 du 21 mai 2013 relatif à la transparence des avantages accordés par les entreprises produisant ou commercialisant des produits à finalité sanitaire et cosmétique destinés à l’homme

Liens utiles

plus de 70 % des pharmacies françaises sont à même de proposer le dossier pharmaceutique


Took the PNG version which was in Image:Pharma...

Image via Wikipedia

OUF nous y arrivons..le Dossier Pharmaceutique…l’ex-DMP qui était censé remédier à de nombreux surcoûts à la charge de la sécurité sociale, progresse !!

l’objectif initial : pouvoir visualiser l’ensemble du parcours et des prestations médicales d’un patient. Pourquoi ? parce que de nombreux patients pas satisfaits de ne pas avoir reçu une feuille de prescription médicale de 5 lignes de leur médecin allaient en voir un autre plus complaisant pour obtenir le sirop ou les cachets souhaités.  Cela c’est ce que se disaient dans les milieux « informés » mais pas dans la presse régionale, on s’en doute.

Puis il y avait l’avantage de savoir si telle radio avait été faite, quand, etc..et puis le DMP (cf le lien..vraiment) a bloqué. raisons liées à la sécurité des données personnelles (pas tant les hackers que les assureurs ou mutuelles…) Bref. voilà pour le DMP. Mais levée de boucliers et l’on s’est rabattu sur quelques chose de plus simple..le DP. qui ne fait entrer en lice que les pharmaciens.

Aujourd’hui la généralisation du dossier pharmaceutique (qui permet de retracer l’historique (liste, date, quantité) des dispensations de médicaments – prescrits ou conseillés par un pharmacien – sur les quatre derniers mois avec pour objectif d’éviter les interactions médicamenteuses et les redondances de traitements), relancée depuis près de deux ans, poursuit son évolution.

Le 10 octobre dernier, pas moins de 10 millions de DP avaient été ouverts dans l’une des 17 000 pharmacies équipées. La présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP), en charge de ce projet depuis ses premières heures, s’est félicitée de l’état actuel de son déploiement. « Aujourd’hui, le taux de couverture est excellent, a fièrement souligné Isabelle Adenot . Il s’agit d’une véritable prouesse technologique. C’est une victoire pour la profession, pour les patients et pour la santé publique. » A la lecture des derniers chiffres présentés hier par les responsables ordinaux, 20 000 nouveaux DP sont créés chaque jour et plus de 500 pharmacies supplémentaires rejoignent chaque mois le mouvement. La couverture intégrale du territoire national devrait donc être effective dans le courant de l’année 2011.

Mais d’ici là, la route est encore longue. Le travail des référents DP, ces bénévoles (élus ou membres de l’Ordre) qui sillonnent leurs départements pour expliquer les potentialités de l’outil à leurs confrères, s’annonce long et fastidieux. Principal frein évoqué par les « réfractaires » : les problèmes d’ordre technique, certains officinaux ne disposant pas des moyens nécessaires pour atteindre le niveau de sécurité informatique exigé. L’argument économique pèse lui aussi très lourd dans la balance. « Certaines officines rencontrent de véritables difficultés économiques et financières, a confirmé Isabelle Adenot. Il leur est parfois impossible de s’équiper du logiciel adéquat, en dépit de l’obligation légale. C’est un investissement non négligeable, intégralement à leur charge. Nous leur laisserons plus de temps. » Depuis 2005, le DP aura coûté quelque 15,9 millions d’euros à la profession, via les cotisations ordinales, soit un total de 40 centimes par an et par dossier pour chaque pharmacien. A titre indicatif, quatre millions d’euros y auront été consacrés en 2010.

Conséquence : le DP va bientôt se doter de nouvelles fonctionnalités. Et par la même faire son entrée dans la sphère hospitalière. Dans le cadre d’une expérimentation d’une durée neuf mois, autorisée par la CNIL le 6 mai dernier et conduite par le CNOP et la DGOS  dans dix départements français, l’utilisation du dossier pharmaceutique est actuellement à l’essai dans quelques Pharmacies à usage intérieur (PUI – comprendre hôpital) . Cette phase expérimentale concerne les seuls médicaments de « rétrocession », autrement dit les produits dispensés par les pharmaciens hospitaliers aux patients ambulatoires.
Autre nouveauté annoncée, la présidente du CNOP souhaite utiliser la technologie du DP pour transmettre des informations indispensables à tout ou partie du réseau « dans un délai de 35 minutes ». Au-delà des alertes sanitaires issues de la Direction générale de la santé (DGS), Isabelle Adenot souhaite également intégrer les alertes de l’AFSSAPS . Du moins celles qui concernent l’exercice quotidien des officinaux. Des essais de faisabilité seront prochainement mis en place.

A plus long terme, la présidente de l’Ordre des pharmaciens envisage par ailleurs d’intégrer les vaccins dans le DP, tout comme elle souhaite améliorer la gestion des retraits de lots. « Un bon système qui montre néanmoins des signes d’essoufflement », selon elle (..la procédure se fait encore par fax..)

Néanmoins le »DP » c’est bien, le « DMP » aurait été mieux…

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